« Droit du sport et droit de la responsabilité | Page d'accueil | Photographies des facultés »

16 août 2007

Faculté de Droit de Bordeaux - Colloque

270323afc6cc4c4015d8509e80ce7d98.jpg

 

Faculté de Droit de Bordeaux 

 
 Principe de collégialité et cultures judiciaires

Colloque organisé par le Groupement de recherches comparatives en droit constitutionnel administratif et politique (GRECCAP) et le Centre d'études et de recherches comparatives sur les constitutions, les libertés et l'état (CERCCLE) de l'Université Montesquieu - Bordeaux IV.

Coordination assurée par Monsieur Fabrice Hourquebie 

Jeudi 20 septembre, 9h00

Collégialité et tradition juridique française

 

  • Allocutions d’ouverture, Jean-Pierre Laborde, Président de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV, Loïc Grard, Vice-président chargé de la recherche, Université Montesquieu-BordeauxIV et Claude Lacour, Université Montesquieu-Bordeaux IV.
  • Propos introductif, Fabrice Hourquebie, Maître de conférences en droit public, Université Montesquieu-Bordeaux IV.

 Aspects théoriques

Présidence : Slobodan Milacic, Professeur, Université Montesquieu-Bordeaux IV

  •  Histoire du principe de collégialité, Nader Hakim, Maître de conférences en histoire du droit, Université Montesquieu-Bordeaux IV.
  •  Collégialité et constitution, Richard Ghevontian, Professeur, Université Aix-Marseille III.
  •  Collégialité et statut du juge, Wanda Mastor, Maître de conférences en droit public, Université Toulouse 1.
  • Discussion

 

Aspects pratiques, 14h00

Présidence : Dmitri-Georges Lavroff, Professeur émérite, Université Montesquieu-Bordeaux IV

  •  Les trois visages du juge unique administratif, Fabrice Melleray, Professeur, Université Montesquieu-Bordeaux IV
  •  Collégialité et procédure pénale, Jean Pradel, Professeur émérite, Université de Poitiers
  •  Collégialité et procédure civile, Bérengère Melin-Soucramanien, Maître de conférences en droit privé, Université Montesquieu-Bordeaux IV
  • Discussion

 

Visite de la ville de Bordeaux

Réception

 

Vendredi 21 septembre, 9h00

Collégialité et autres cultures judiciaires

 

Aspects théoriques

Présidence : Ferdinand Melin-Soucramanien, Professeur, Université Montesquieu-Bordeaux IV

  •  Collégialité et article 6-1 CEDH, Jean-François Flauss, Professeur, Université Paris II Panthéon-Assas
  •  La collégialité devant le TPI et la CJCE, Olivier Dubos, Professeur, Université Montesquieu-Bordeaux IV
  •  La Cour internationale de justice et le principe de collégialité, Raymond Ranjeva, Juge à la Cour internationale de justice
  • Discussion

   

Expériences étrangères (Table ronde), 13h30

Présidence : Jacques Robert, Professeur émérite, ancien membre du Conseil constitutionnel, Président du Centre français de droit comparé

  •  Collégialité et systèmes de droit, André Braen, Université d’Ottawa, Canada
  •  Angleterre, Geoffrey Samuel, Professeur, Université de Kent
  •  Canada, André Braen, Professeur, Université d’Ottawa
  •  Etats-Unis, Cornell Clayton, Professeur, Université d’Etat de Washington
  •  Lituanie, Egidijus Jarasiunas, Ancien membre de la Cour constitutionnelle de Lituanie, Professeur, Université Mykolas Romeris de Vilnius
  •  Allemagne, Jörg Gündel, Professeur, Université de Bayreuth
  • Discussion

 

 Rapport de synthèse

Jacques van Compernolle, Professeur émérite, Université catholique de Louvain, Belgique

 

BULLETIN D’INSCRIPTION

 

COLLOQUE

PRINCIPE DE COLLÉGIALITÉ ET CULTURES JUDICIAIRES

BORDEAUX

20 – 21 SEPTEMBRE 2007

 

M., Mme, Melle (rayer la mention inutile)

 

Nom ……………………………………………………………………………..

 

Prénom ………………………………………………………………..................

 

Qualité …………………………………………………………………………..

 

Etablissement ……………………………………………………………………

 

Adresse …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

Téléphone ……………………….…….Télécopie ………………………………

 

Courriel …………………………………………………………………………..

 

               

 

S’inscrit au colloque Principe de collégialité et cultures judiciaires

 

Bulletin à retourner avant le 12 septembre 2007 à :

 

Université Montesquieu-Bordeaux IV

C.E.R.C.C.L.E.

35. Place Pey-Berland

33076 – Bordeaux cedex

Fabrice HOURQUEBIE

Martine Portillo (secrétariat)

Tél : 33 (0)5 56.01.81.40

Fax : 33 (0)5.56.01.81.46

 

 

 

 Exposé scientifique

La tradition de méfiance envers les juges et la crainte de leur arbitraire expliquent l’attachement français au principe de la collégialité. Le principe est souvent présenté comme une garantie fondamentale en démocratie du droit à un tribunal impartial et indépendant, la collégialité semblant être une condition nécessaire à l'indépendance de la justice. Car la collégialité favoriserait l’impartialité, l’anonymat de la décision et, partant, la qualité de la justice. Pourtant, les enjeux économiques actuels, l'explosion des contentieux et les exigences de responsabilisation des juges conduisent bien souvent à arbitrer en faveur du juge unique. De sorte que, même dans les champs procéduraux traditionnellement privilégiés de la collégialité, celle-ci semble décliner et passer du statut de principe à celui d'exception au profit du juge unique.

Cette valeur cardinale accordée en théorie au principe de collégialité dans le droit positif français contraste bien souvent avec la place réduite qui lui est reconnue dans les droits étrangers, qu'il s'agisse des cultures judiciaires européennes ou des systèmes de common ou civil law des Etats hors Union européenne. Or si le principe de collégialité est à ce point consubstantiel à l'indépendance des juges, comment expliquer qu'il soit autant en retrait dans les procédures judiciaires des Etats étrangers, qui bien évidemment, n'ont pas une exigence de qualité et d’efficacité de la justice moindre qu'en France?

Dans quelle mesure, alors, la culture judiciaire d’un Etat a-t-elle une incidence sur le choix à opérer entre juge unique plutôt ou formation collégiale ? Les juridictions européennes contribuent-elle à la renaissance du principe, à travers les exigences du droit au procès équitable ou par le biais du droit communautaire ? En filigranes, l’option de la collégialité au détriment du juge unique ne renforce-t-elle pas la légitimité du juge et, partant, l’acceptation par le justiciable de la décision rendue ? Bref, est-on encore ici face à un nouveau visage, judiciaire celui-là, de "l'exception française"?

Aussi, à l'heure où les réformes de la justice font l'objet de vives discussions et où les citoyens acceptent de moins en moins une justice non comptable de son action, la France devrait s’interroger sur la place à accorder au « vieux » principe de collégialité dans une « justice moderne ». Et, pour ce faire, elle ne peut que gagner en examinant les apports des droits étrangers sur la question.

 

19:50 Publié dans Conférences & Colloques | Lien permanent | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire